Les Amhaeng Òsa ont officié durant la période Chosŏn (appelée dynastie Choson ou dynastie Yi). Mais pour comprendre la raison pour laquelle le roi a décidé d'installer ses officiers, un peu d'histoire.
Cette dynastie aurait commencé à régner vers 1392 jusqu'à 1910. Au début du règne, elle connut relativement la paix et la prospérité. Notamment grâce aux bases philosophiques du néo-confucianisme. Appelée « âge d'or » car le développement y fut important, comme par exemple l'alphabet hangûl (appelé han’gŭl ou hangeul) créé par Sejong le Grand.
En 1952, la Corée est attaquée par les Japonais et en 1953 avec l'aide d'alliés, ils réussissent à les chasser. Ces derniers renouvelèrent leur tentative en 1957, mais furent définitivement refoulés en 1958 par les armées coréennes et chinoises. Déjà, ses guerres ont laissé des séquelles et l'élite coréenne commençait à se diviser.
En 1936, ils subissent une invasion via le Nord d'une nouvelle dynastie. Le Choson conquis, dû accepter le fait de devenir vassal de la Chine au terme de la paix conclut en 1637.
Durant le XVIIe et le XVIIIe siècle, le Choson fut gouverné par des rois et des administrations compétents, malgré l'apparition périodique de conflits entre différentes factions. La classe dirigeante intégra progressivement de nouveaux venus ; l'économie monétaire et l'économie de marché prirent un essor considérable. Ces changements complexes mirent à l'épreuve le système politique et social du Choson, qui commença à s'effondrer au XIXe siècle.
Source: Wikipedia
Arrivé à un certain stade de crise, les gouverneurs du Chosŏn ont institué le système d'Amhaeng Òsa littéralement « la mission secrète du roi ». Notre Angyo Onshi, en gros. La fonction primaire de ce corps était d'étudier les actes injustifiés des fonctionnaires du gouvernement local et des commandants militaires. Les Amhaeng Òsa sont également dirigés par le roi pour soulager les douleurs du peuple en période de crise : famine, sécheresse, inondations, épidémies et aussi pour protéger les zones frontalières d'éventuels ennemis. L'utilisation des Amhaeng Òsa fut enregistrée en 1509 et s'est développée pendant la dernière partie de la dynastie Chosŏn (ainsi que sous le règne du roi Yongjo -1726 > 1776- et Chongjo -1776 >1800).
Les missions sont confiées par le roi lors d'une entrevue secrète, les trois ministres de hauts rangs se chargent de fournir une liste courte de candidats au roi. C'est le roi qui, à son tour, défini la mission et le rang de l'officier. Lui est alors donné un pongso (lettre conférant le statut d'Amhaeng Òsa au porteur), un samok (lettre de tâches, détaillant sa mission et les recherches), une balance en bronze pour mesurer la taille des instruments de punition : fouets, cannes etc. Et bien sur un Mahai (mot original non trouvé) qui est un bronze avec des insignes en chevaux.
La garantie royale et la date du rendez-vous (date où il a reçu le pongso) établissent officiellement la position des Amhaeng Òsa qui les autorise à l'utilisation des transports et fonds de gouvernements ainsi que de nombreux autres privilèges. Le nombre de chevaux, entre 1 à 5, mis au verso, indique le nombre de chevaux que l'Amhaeng Òsa peut réquisitionner à n'importe quelle station du gouvernement sur les routes principales de la Corée.
Durant son voyage, l'officier agit incognito. Souvent déguisé dans des vêtements anodins pour maintenir leurs missions clandestines. Une fois arrivé à leur destination, ils tentent de jauger la situation en posant des questions aux villageois au sujet de l'état du village, l'imposition, et la conduite des fonctionnaires locaux.
